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J’ai fait une retraite de méditation… dans mon jardin (et voilà mes découvertes)

Dernière mise à jour : 11 oct.

Il y a huit ou neuf ans, j’ai quitté un CDI à Barcelone.

À l’époque, j’étais directrice de communication dans une agence événementielle : rythme effréné, vie bien remplie, téléphone greffé à la main.

Et quand j’ai tout quitté, j’avais une direction claire, presque mystique — une chasse au trésor.

Je voulais partir explorer les sites sacrés du monde : les temples mayas, les pyramides de Gizeh, les lignes de Nazca, les cavernes d'Ellora en Inde… Je cherchais le sens, la magie, le grand frisson.


Mais aujourd’hui, après sept ans dans une association sport-santé, des années de pratique quotidienne de yoga, de méditation et d’explorations spirituelles en tout genre, je sens autre chose.


Ou plutôt : je ne sens plus de direction du tout.


Plus besoin de courir vers un extérieur spectaculaire.

Une autre cascade ? Une autre pyramide ? C’est beau, oui, mais ça ne répond toujours pas à ma question la plus simple et la plus vaste :


Pourquoi j’existe ?

Alors, cette fois, j’ai décidé de ne pas partir.

De ne pas bouger.

De m’asseoir. D'orchestrer ma propre retraite de méditation.

Et de regarder à l’intérieur.


Juni assise en méditation sur un tapis oriental dans son jardin

Une retraite de méditation de 5 jours... dans mon jardin

Sans montre, sans écrans, sans livres, sans dessins, sans distractions.

Je m’étais fixé un cadre clair : de 9h à 20h, comme une journée de travail, m’asseoir, écouter la vie autour de moi et observer mon mental, sans relâche.


Quelque chose me disait que je n'avais pas besoin de dépenser d’argent, ni de temps, ni d’essence pour rejoindre une retraite de méditation ou un centre de Vipassana.

J’ai choisi de faire confiance à ma propre discipline, de faire cette retraite chez moi, au cœur même de toutes mes tentations quotidiennes.

Je voulais voir : est-ce que je tiendrais, ou pas ?



Le cadre

Réveil naturel. Méditation dans le lit. Yoga. Petit Dej. Méditation sous les rayons du matin. Dej. Méditation dans le jardin. Dîner. Méditation aux bougies sur le lit. Dodo. Et puis, comme en grammaire française, je me suis permise quelques exceptions :

Chaque midi, je m’accordais une pause pour des tâches simples et utiles : ranger un placard, laver la voiture, plier du linge.

J’ai fait une impasse pour trois envois Vinted (il ne faut pas bloquer l’argent qui veut entrer, tout de même !)

Mais à part cela, j’ai tenu bon : pas de sucreries, pas d’écrans, pas de lectures.

Juste des soupes préparées à l'avance, du pain, du persil, des infusions et quelques dattes en dessert.

Et un petit bout de papier sur lequel j’ai griffonné, quand l’inspiration s’est invitée, les cinq points que je m’apprête à partager ici.



Mes 5 réalisations suite à cette retraite de méditation


  1. Mon mental est un commercial redoutable


Il a une infinité de tactiques pour “mettre le pied dans la porte”.

Toujours prêt à me vendre quelque chose dont je n’ai pas besoin : un dialogue imaginaire, une situation rêvée où “tout irait mieux”, un objet qui compléterait bien mon armure égotique…

Il est rusé, charmeur, infatigable.

Mais quand on cesse de lui répondre, il finit par s’asseoir, lui aussi.



  1. Manger seule n’est pas si méchant


Depuis que je suis célibataire, j’avais pris l’habitude de remplir le silence des repas par un film ou une série.

J’avais peur du vide.

Mais manger face à personne, finalement, ce n’est pas si terrible.

J’y ai même pris goût : m’asseoir dehors, savourer chaque bouchée, sentir le vent, et profiter de la compagnie de mes chats, toujours présents pour un moment de dégustation méditative.


Juni sur son canapé en train de manger à la lumières des bougies


  1. Je connais mieux mon voisinage


Rester des heures assise au même endroit m’a ouvert les yeux.

J’ai vu le passage de la lumière sur chaque plante du jardin, le rythme de leurs besoins, ce qu’il faudrait déplacer pour mieux les aider à s’épanouir.

J’ai entendu la musique d’une journée entière :

les rires gras des ouvriers chez la voisine,

le chiot de la maison d’en bas qui distribue sa joie,

la voix ferme qui le rappelle à l’ordre,

le va-et-vient des voitures,

le chant pétillant des oiseaux.

Et puis mes chats, bien sûr, ces petits êtres qui passent un temps fou en méditation.... et à se lécher. (Un travail à temps plein, qu’on ne pourrait pas me payer pour faire, franchement.)



  1. En m’y habituant, j'ai pris goût au silence


Ce n’est pas la première fois que je goûte à cet état intérieur, mais cette fois, quelque chose a changé.

Le fait de pratiquer chez moi, dans mon environnement ordinaire et autant d'heures d'affilé, a comme creusé des rigoles.

Avant, l’eau de ma vie s’écoulait naturellement vers l'action perpétuelle et les distractions dès qu’un vide apparaissait.

Aujourd’hui, je sens que je peux me laisser glisser, sans effort, vers ces canalisations fraîchement ouvertes.



  1. Le mystère reste tout de même, très mystérieux


J’aimerais dire que ces cinq jours m’ont apporté des réponses claires sur mon chemin, après avoir quitté mon CDI bien douillet.

Mais non.


Collage d'une fille qui court dans un champ vers une planète dans la pupille d'un oeil géant
Digital Collage | by SIICK

La seule chose que j’ai vraiment constaté, c’est que la vie est à la fois un film sensoriel dansant en surface et une immobilité absolue en fond.


Et que chacun, à sa manière, contribue aux moments où le film tourne.

Qu’on soit fourmi, abeille, plombier, trader, yogi, président, retraité ou enfant : quand le réal cri "Action !" ( càd, quand on se réveil le matin ) on a tous notre rôle à jouer sur le plateau et il n’y a ni petits, ni grands rôles.

À travers nos gestes, nos discussions, nos silences, on offre tous un pixel de lumière au grand mystère.


Après tout, une plante ne se demande pas pourquoi elle existe.

Elle cherche le soleil, s’accroche quand il vente, se défend des insectes… et joue simplement son rôle de plante.

Sans questions.


Désormais, plus de doutes : je vais offrir à ce grand-père interne (qui mate, traverse et accompagne inlassablement depuis la dimension intouchable 😄) un spectacle "au naturel".

Faire chaque jour ce qui me traverse : sans questions.


Le métier de juni en photos : yoga, maitresse de cérémonie,  chanteuse, organisatrice d'événments

Entre yoga et voix, cérémonies et rituels, chansons folk et soirées à thèmes, ouvrir des espaces pour se relier et s’élever ensemble, ici dans les Alpes-Maritimes et au-delà, est ce qu'il y a de plus naturel pour moi. Alors si tu veux être dans la boucle des prochaines aventures et offrandes, rejoins ma newsletter (tu peux t'y inscrire sur ma homepage) 💌

J'en profite pour te partager ma prochaine pépite : La soirée d'halloween "LE BAL DES AMBRES"


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Et je te laisse avec une phrase qui m’a touchée, nichée au cœur d’une histoire de science-fiction… pas si fictive que ça :


“La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à expérimenter.” — Frank Herbert, Dune

À bientôt, dans le prochain partage.

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